5 minutes pour dire non à votre chef

January 24, 2016

 

 

Combien sommes-nous à avoir vécu ce scénario : un vendredi soir, le manteau déjà sur le dos, la tête pleine de projets pour le week-end, vous êtes prêt (e) à partir, devant l’ascenseur, lorsque votre chef arrive avec un dossier à terminer d’urgence.

Aïe.

Si vous hésitez une micro seconde, il lui suffit de vous lancer

 

« tu ne vas tout de même pas me décevoir ?

ou « je te le demande à toi car je sais que tu vas bien le faire»

 

et là vous savez que vous êtes cuit. Une fois de plus vous n’avez pas su dire non et vous avez l’impression de vous faire avoir.

La soirée est fichue, peut-être même le week-end, vous savez que votre conjoint va être furieux, une fois de plus, que vos enfants vont être déçus, une fois de plus, bref vous vous sentez lamentablement coincé.

 

Je vous propose de vous poser 5 minutes dans un fauteuil bien confortable et d’écouter les 6 étapes pour apprendre à dire non à votre chef, accessibles à toutes les personnes qui ont un chef.

 

1) Prenez la mesure de ce que vous coûte de ne pas savoir dire non

 

Vous pensez vous mettre à l’abri des critiques et pensez gagner des points. Vous cherchez à être aimé, vous fuyez le débat, la confrontation et le risque.

Refusez de refuser, c’est vous soustraire à un potentiel conflit. Vous pensez que c’est tactique.

Alors que la plupart du temps, ça alimente vos peurs et vos pensées négatives. Vous entretenez un inconfort, une mauvaise estime de vous. Et ca ne donne pas non plus forcément une bonne image de la qualité de votre travail. On peut aussi vous coller une étiquette pas très enviable de la gentille poire qui ne dit jamais non, du spécialiste du rapport à l’arraché, du collaborateur taillable et corvéable à merci qui ne montre jamais l’excellence de son travail puisqu’on lui demande toujours du travail en urgence et donc vite fait mal fait.

 

2) Imaginez tous les bénéfices à dire oui à vous-même

 

Osez davantage dire non, donnez-vous cette permission.  Même si toute votre éducation vous a appris à dire oui le plus souvent possible.

 

Dire non aux autres vous permettra de dire oui à vous même, de dire oui à garder du temps pour vous, à prendre soin de votre santé, de votre sommeil.

 

Dire oui également à votre authenticité, au respect que vous méritez, à l’autonomie à laquelle vous aspirez.

 

 

 

Dire oui enfin à votre efficacité, à garder le cap sur vos priorités. Un exemple vécu par un client récemment. Son chef l’appelle à 22h et lui demande une présentation pour un brief avec les actionnaires le lendemain à 7h. Vu le contenu à produire, il en a bien pour 4h de travail. Sans parler du sacrifice de la soirée qu’il avait promise de passer avec sa femme en amoureux depuis 3 semaines, ça veut dire que la présentation serait prête pour 2h du matin. A cette heure-là la plupart des gens dorment. A part peut être big boss qui attend le rapport avec impatience et ne pourra fermer l’œil tant qu’il ne l’aura pas reçu. Avec un peu de chance, mon client pourra dormir 3h, s’il arrive à dormir avec toute l’adrénaline qu’il a secretée et arriver le lendemain complètement à l’ouest à la « réunion exceptionnellement vitale où on va prendre enfin les décisions que tout le monde attend depuis 72 mois et qui vont révolutionner la vie de l’entreprise et du monde », avec la présentation de 30 pages qui sera très probablement truffée de fautes et que personne  n’aura eu le temps de lire. A votre avis, est-ce pertinent?

 

Bien sûr que NON. Alors gentiment et poliment, mon client a pris 30 secondes pour respirer profondément et a proposé à son chef une autre formule : on se retrouve demain matin à 5h, on prépare 5 slides ensemble en fonction de ce que l’on veut faire valider, tout le monde partage et échange en séance, donc tous les actionnaires sont mobilisés et on acte à la fin la décision entérinée.

 

Mieux déjà !!!

 

3) Vous aussi avec droit au chapitre

 

Acceptez que vous aussi vous pouvez dire non. Votre avis compte également, vous méritez d’être écouté. Vous avez droit au chapitre. Quel que soit votre interlocuteur. Vous aussi vous avez une place dans l’entreprise.

Votre boss c’est un être humain comme vous. Il a aussi ses moments de doutes, fatigues, faiblesses. Des moments où il avance seul dans le brouillard, où il est pris entre l’enclume et le marteau, des moments où il a besoin qu’on lui remette les pendules à l’heure. S’il sait qu’il peut compter sur vous pour lui dire non quand c’est justifié, quand il se trompe, quand il abuse.

 

4) Si la demande fait partie de vos missions

 

Montrez votre intérêt et votre bonne volonté, cherchez à comprendre les tenants et aboutissants et dites OUI mais un OUI sous conditions validées réciproquement.

 

5) Si la demande ne fait pas partie de vos missions

 

Personnellement je considère qu’une demande un vendredi à 22h ne fait pas partie de vos missions, mais je vous laisse juger et mettre votre curseur.

Cherchez une solution gagnant-gagnant  lorsque toutes les modalités seront précisées, notamment le Pour Quoi de la demande. La question Pour Quoi, dans quelle finalité en langage politiquement correct permet d’ailleurs d’éliminer de nombreuses demandes superflues ou vaseuses.

 

6) Dans tous les cas, dites NON à la demande et non à la personne

 

La nuance est de taille et vous permet de conserver l’attention de votre boss, qui reste alors ouvert à la suite de la discussion et de la négociation.

 

 

Restez fermes et courage, l’audace ça se développe, ça se cultive !

 

Pour développer votre assertivité et faire vos premiers pas, contactez-moi. Nous ferons le point lors d’une session stratégique pour étudier la meilleure solution d’accompagnement pour vous.

 

D’ici à notre prochaine connexion, Be OKay, soyez bien avec vous, bien ici et bien maintenant.

 

Avec joie et reconnaissance.

 

 

 

Please reload

A l'affiche 

17 + 2 solutions pour libérer du temps au quotidien

May 21, 2019

1/10
Please reload

Articles récents