Je travaille donc je stresse: si on tordait le cou au mythe du professionnel débordé?

August 28, 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce week-end j’ai sauté en parapente avec un ami. C’était mon deuxième saut pour être précise, donc un saut en tandem. Gilles et Alain, les deux moniteurs que nous avions choisis était très réputés pour leur professionnalisme; par contre au niveau humour c’était un peu spécial, genre Les bronzés font du ski si vous voyez ce que je dire...

 

C’était à la fois très déroutant leur blagues décapantes et à la fois très appréciable car ça nous évitait de trop penser au défi qui nous attendait au sommet. Plus nous avancions vers la piste de décollage, plus leurs vannes s’intensifiaient. Du coup la pensée « Qu’est-ce que je fais là, quel idée idiote d’avoir réservé ce saut, c’est vraiment dangereux, j’aurai dû réfléchir avant… » m’a traversée seulement un quart de seconde.

 

Le petit jeu entre les moniteurs étaient très très bien rodé : lorsque nous avons commencé à nous équiper il continuaient à rigoler, à se charrier, à nous taquiner, jusqu’à ce que Gilles s’adresse à son acolyte sur un ton très directif : « Alain, points de contrôle».

 

Impressionnant et rassurant de voir que des pros avec 30 ans d’expérience (oui ce sont les plus anciens parapentistes français) se remettaient encore en question. S’ensuit un échange de questions/checks dont je vous épargne la teneur… jusqu’à ce que Gilles rappelle à Alain que l'oubli de la sangle latérale a causé 2 morts la veille. La remarque nous a paru tellement énorme, à deux minutes de notre saut, que nous avons d’abord pensé qu’il s’agissait d’une boutade pour tester notre niveau de stress. En fait pas du tout. Avec le plus grand naturel Alain nous a expliqué que la veille un moniteur avait sauté avec un client, en oubliant d’attacher une  sangle et qu’il s’étaient tous les deux écrasés contre la montagne...

 

Autant vous dire que mon sang n’a fait qu’un tour: tous les symptômes du stress étaient bien là. Et je n’ai même pas eu le temps de l’ouvrir que Gilles m’a interrompue en me disant : «est-ce que tu penses aux 30 000 accidents de la route lorsque tu montes dans ta voiture ? Pour nous c’est la même chose. Nous savons qu’il y a des accidents, nous savons qu’ils peuvent être mortels, c’est pourquoi nous sommes dix fois plus vigilants.»

 

Cette anecdote pour vous expliquer la différence entre le Distress et le Eustress.

 

Les moniteurs étaient en plein Eustress et nous plongés dans le Distress, la détresse (mais c'était trop tard pour partir en courant). 

 

Le Distress est nocif, fait vraiment du mal à l’organisme et entame vos ressources.

 

En revanche l’Eustress, dans lequel Gilles et Alain nous on fait basculer grâce à leur expérience, leur humour et leur psychologie bien à eux, nous ont fait sortir de notre zone de confort et permis de nous envoler et de vivre une des expériences les plus fabuleuses d'émerveillement et de liberté que j’avais jamais vécues (et même des 360° de folie). Je n'aurais sûrement pas osé seule.

 

Le Distress est souvent le lot des professionnels débordés qui sont persuadés qu'être débordé est la seule façon de travailler, la seule façon de démontrer que l'on est indispensable, efficace, investi. On se prend très vite à son propre jeu. 

 

Ce que je transmets en 1e lieu à mes co-équipiers Burn Out Killers, c'est à être OK. Ca vous le saviez déjà. Etre OK c'est notamment s'écarter du piège du Distress, souvent alimenté par la peur, un mécanisme bien huilé. Vous pouvez, avec des techniques de relaxation accessible à tous, partout et tout le temps. La bascule dans l'Eustress permet non seulement de 

 

Laissez-nous vos commentaires, je me ferai une joie de vous lire et vous répondre.


D'ici à notre prochaine connexion, Be OKay, bien avec vous et bien maintenant.

 

Avec joie et reconnaissance, 

 

 

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